Je sais, je sais : ça fait des MOIS que je n'ai rien écrit. Pour me défendre, je viens d'entrer à la fac et je crois que vous serez assez compréhensifs pour comprendre le boulot que ça représente, si bien que mon blog n'est pas la seule activité que j'ai du mettre un peu de côté. Mais je suis de retour.
Pour commencer, vous n'allez jamais me croire : le 26 septembre 2015 très précisément, je suis allée voir The Phantom of the Opera à Londres, sur scène. Je n'essaierais même pas de décrire comment c'était car il y a des choses pour lesquelles les mots ne suffisent plus.
Mieux encore : j'ai réussi à avoir des autographes de trois des interprètes. Tout d'abord, John Owen-Jones qui joue le Fantôme (soit dit en passant, j'ai failli pas le reconnaître, il est complètement différent sans la perruque, le maquillage et tout le toutim). Puis Alicia Beck qui est Meg Giry.
Et enfin et surtout : j'ai réussi à avoir non seulement un autographe mais aussi des photos de la superbe et talentueuse Celinde Schoenmaker qui joue Christine.
Est-ce que j'ai l'air fière comme un paon ? Oui, j'ai l'air fière comme un paon. Parce que le suis, MOUAHAHAHA !
Allez, on continue sur les adaptations avec (roulement de tambour) : Dracula !
1. Le cauchemar de Dracula : 1958
Et voilà un autre vieux film que j'aime pas trop. Pour faire simple et court, Le cauchemar de Dracula est très peu fidèle au roman et a fait perdre tout leur charme et personnalité aux personnages. Il ne se dégage d'ailleurs aucun attrait de Dracula (je ne vois pas trop ce qui a poussé les studios Hammer à engager de nouveau Christopher Lee par la suite). Bref, vous aurez compris.
2. Les nuits de Dracula : 1969
Paradoxalement, le principal problème de Les nuits de Dracula consiste à être trop lent tout en allant trop vite. En effet, on a plusieurs moments de longueurs manquant d'action avec un effet... disons, soporifique.
Et pourtant, après l'évasion de Jonathan du château, même si les longueurs restent, ils trouvent le moyen d'aller trop vite sur certains passages du livre, ce qui fait qu'on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages, de leur trouver une quelconque personnalité ou d'accorder de l'importance aux évènements.
Bref, ce film n'est pas une réussite.
3. Dracula et ses femmes vampires : 1974
Bon, là, ça s'améliore. Le film contient une belle romance et des acteurs assez bons. Toutefois, la fidélité au roman n'est toujours pas vraiment respectée, mais ça, à la limité, ça ne devient un défaut que quand cela porte atteinte à la qualité du film. Or, ici, ce n'est pas vraiment le cas, il reste agréable à visionner. Le seul véritable reproche que j'ai à faire au film, c'est l'absence de tout charisme de Jack Palance qui interprète Dracula. En soi, le film n'est donc pas mauvais, même assez bon mais ce n'est pas extraordinaire non plus.
On notera que c'est le premier film Dracula à utiliser l'idée de la réincarnation de l'amour perdu de Dracula, comme le feront beaucoup d'autres (Dracula de 1992, la série Dracula, Dracula, prince des ténèbres, Dracula untold...)
4. Count Dracula : 1977
Ah, enfin, une adaptation qui respecte le roman (bon, il y a une ou deux modifs, mais franchement, on n'est pas à ça près). En effet, Count Dracula est sans doute le premier de sa lignée à faire ainsi mais ce ne sont pas ses seules qualités.
Tout d'abord, la présence de Louis Jourdan est un atout à lui seul. En effet, l'acteur est parfait dans le rôle du beau et envoûtant démon grâce à sa présence et à son charme. L'ensemble des acteurs est lui-même très compétent. Enfin, on remarque que les effets spéciaux utilisés pour ce film sont vraiment pas mal pour l'époque.
5. Nosferatu, fantôme de la nuit : 1979
Et on continue dans la veine des vieux films infidèles au roman. Du début à la FIN !! (littéralement parlant) De nouveau, des acteurs sans charisme et sans talent, en particulier celle qui joue Lucy, tout juste bonne à garder les yeux écartés d'un air flippant. Dracula ressemble plus à un croisé raté de serpent et de rat et n'a aucun attrait. De plus, le film est en soi très ennuyeux et contient beaucoup de longueurs. Et la fin : une HORREUR !
6. Dracula : 1979
Encore un film qui n'est pas très fidèle au roman et qui effectue des changements qui sont, il faut le dire, franchement inutiles et font perdre sa richesse à l'histoire. Oh, bien sûr, il reste agréable à voir, avec un très beau casting (Laurence Olivier, Donald Pleasence...). Mais malheureusement, le rôle titre et le plus important de l'histoire est malheureusement mal placé : Frank Langela n'est pas du tout crédible dans le rôle du subjuguant et légendaire vampire, manque cruellement de charme et d'élégance, en gros, apparaît comme un beauf'.
7. Dracula : 1992
Ah, le plus célèbre film Dracula (enfin, je crois...). Bon, je vais être franche : même si je reconnais la qualité du film, de son casting et une fidélité suffisante au roman (mais pas trop), je dois avouer que je ne suis pas fan. Je n'y peux rien, c'est un peu trop... Coppola pour moi. Mais ça reste un beau film, hein.
8. Dracula 2000 : 2000 (enfin, est-ce utile de le préciser ? Je veux dire, c'est dans le titre !)
On a ici une interprétation moderne du mythe de Dracula. Pour être franche, je ne comprends pas pourquoi ce film est si mal noté sur imdb.com. Il s'agit d'une sorte de suite au roman, dans la mesure où on retrouve le Dr Van Helsing et Dracula, des siècles plus tard, toujours en ennemis mortels. On voit donc une continuité tout à fait crédible mais aussi originale, quand on connaît la ténacité du professeur Van Helsing. De plus, le film fait un lien subtile entre Dracula et la religion, mais néanmoins réaliste, qui offre ainsi une explication à tout ce qui lui fait horreur mais également à la naissance du monstre qu'il est devenu (ce qui fait de lui un être digne de notre pitié). Car on s'est tous demandés comment il en était arrivé à une damnation pareille.
On a donc un scénario original et subtil avec de belles scènes d'action et de suspens. De plus, on a des petits clins d’œil sympathiques au roman et aux films ("Je ne bois jamais... de café").
Et inutile de dire que le casting est magnifique : Gerard Butler, Justine Waddell, Johnny Lee Miller...
Je rends d'ailleurs un hommage particulier à Gerard Butler débordant de charisme et de séduction envoûtante dans le rôle de Dracula, en particulier dans son regard (bon, j'avoue, c'est aussi un peu parce qu'il me rappelait très légèrement son rôle dans Le Fantôme de l'Opéra).
9. Dracula the musical : 2001
Ce musical est disponible en allemand avec des sous-titres anglais sur youtube (mais si on vous demande, c'est pas moi qui l'ai dit, la preuve : c'est rayé).
Une belle mise en scène, des musiques magnifiques, de bons interprêtes et des petites modifications (mais légères) qui apportent de la romance à l'histoire entre Dracula et Mina. Non parce que soyons franches, les filles : on adore imaginer Dracula en amoureux.
Le tout apporte une fraîcheur inattendue à l'histoire. En effet, on a du mal à s'imaginer Dracula en comédie musicale et pourtant ici, ça marche.
10. Dracula : 2006
On a pourtant un beau casting : Marc Warren, Tom Burke, David Suchet et autres...
Mais voilà : encore un film qui change l'histoire, avec des modifications inutiles dont on pourrait se passer (Arthur qui a la syphilis ? Mais où ils ont trouvé ça ?). L'intrigue est donc en soi inintéressante. De plus, ils nous font un Dracula presque muet. Oh, Marc Warren l'interprête à merveille. Mais voilà : son talent n'est pas assez exploité. Et puis cette fin... n'importe nowak !
SPOILERS
Dracula qui reste en vie même avec la tête coupée ? Okayyyyyy... Manifestement, ils ont tenté un genre de fin suspens et se sont totalement loupés
SPOILERS
11. Dracula, l'amour plus fort que la mort : 2011
Il y a qu'un mot : QUELLE HORREUR ! (ah tiens, ça fait deux, en fait ; que voulez-vous, je suis une littéraire, pas une mathématicienne).
Voilà une sorte de remake du film de 1992 mais sur scène et en musique. Et quand ils ont vu ça, Bram Stoker et Francis Ford Coppola n'ont dû avoir qu'une envie : pour le premier, sortir de sa tombe avant d'égorger tous ceux impliqués dans ce massacre avant de se retourner dans sa tombe ; et pour le second, se suicider après avoir maudit le peuple français.
Certaines musiques sont sympas mais c'est là la seule qualité du show (et encore, c'est assez limite). Cette réinterprétation du roman et du film est ridicule au plus haut point : ici, Dracula ne prononce pas un mot de tout le show (j'ai une théorie à ça : il chantait tellement mal qu'ils ont voulu le garder uniquement pour sa belle gueule). Et c'est quoi, ces genre de piques de requin qu'il a sur le dos ?! En plus, ils ajoutent trois personnages totalement inutiles, des serviteurs de Dracula, qui parlent à sa place (sérieux ?!). Manifestement, ils ont tenté d'ajouter une touche de comique à travers eux : seulement, c'est à la fois indésirable, inutile, lourd et raté.
Enfin, les chorégraphies, costumes et mises en scènes sont dans un style trop personnel qui se veut "moderne" mais qui est en complet décalage avec l'histoire et semble extrêmement mal placé. Et en plus, soyons francs : au-delà de toute ce que je viens de dire, c'est tout simplement TRÈS MOCHE !
12. Dracula : 2013
Une autre réinterprétation du roman de Bram Stoker. Bon, je l'admets : cette série est mon pêché mignon (je pige pas qu'ils aient annulé la saison 2), donc mon avis ne sera probablement pas impartial.
En effet, les relations et les personnages sont très développés par rapport au roman en particulier Dracula, interprété avec brio par Jonathan Rhys Meyers). Les décors et les costumes sont splendides et personnellement, l'intrigue m'a tenue en haleine jusqu'au dernier épisode. Les personnages sont fascinants, interprétés par de brillants acteurs et j'aime beaucoup le développement du scénario. Après, c'est peut-être parce qu'à ce moment-là, je n'avais pas encore lu le roman.
13. Dracula untold : 2014
Bon, là encore, je le confesse : je ne sais pas trop si c'est tant le film que j'ai aimé ou Luke Evans (I LOVE YOU, LUUUUUUUUKE !!). Le film nous offre une théorie quand aux origines de Dracula et de son mythe. On y voit donc la dualité du mal : Dracula n'est pas tant un monstre mais un être prêt à le devenir pour sauver ceux qu'il aime. Il le dit lui-même : "Parfois ce n'est pas d'un héros dont le monde a besoin : c'est d'un monstre). Luke Evans transmet à la perfection l'image de ce guerrier en lutte avec lui-même pour ne pas sombrer complètement dans les ténèbres mais prêt à prendre ce risque pour sa femme et son fils.
On a de belles scènes d'action.
Pour les adaptations futures, on :
-l'annonce d'un reboot de Dracula par Jonathan Williamson
-une autre annonce d'un Dracula, cette fois par Oliver Theess
-Et l'annonce d'un remake de Nosferatu (espèrons qu'il soit mieux que le premier)
Mais sinon, rien de bien concret pour l'instant.
Je sais, je sais : ça fait un sacré bout de temps que je me suis pas pointée et je n'ai presque aucune excuse, si ce n'est que je passais le bac (d'ailleurs, j'ai eu mention assez bien) mais bon, c'était déjà il y a un petit bout de temps donc c'est pas tout à fait une excuse.
On continue donc dans la rubrique Côté Costumes avec ce qui pourrait inspirer pour les diverses robes de Belle dans le film à venir, la Belle et la Bête, avec Emma Watson.
Oui, cette image ne m'appartient pas, voici la vraie adresse : http://auto.img.v4.skyrock.net/9189/85019189/pics/3110166631_1_6_ES8mOB7P.jpg, alors inutile d'essayer de me poursuivre pour atteinte aux droits d'image à l'auteur ou je-sais-pas-quoi.
Pour la robe bleue, je verrais bien :
Tout d'abord, nous pouvons admirer la robe de Fanny Prince dans Mansfield Park de 2007. Simple mais tout de même assez élégante pour qu'elle ne passe pas pour une robe de paysanne, une robe comme ça conviendrait très bien à la condition modeste de Belle tout en montrant qu'elle prend tout de même soin de son apparence et qu'elle porte toujours du bleu, couleur de la noblesse. C'est d'ailleurs ce qu'on peut voir avec l'ensemble suivant qu'on peut voir sur Mina Murray dans la série Dracula. En effet, Mina porte beaucoup de tenues bleues, tout comme le personnage de Belle avec qui elle a beaucoup de points communs : ce sont toutes les deux des femmes brunes, belles, intelligentes, indépendantes, modernes et qui tombent amoureux d'un monstre mais qui arrivent à voir au-delà.
Bon, je l'admets, pour la robe verte de Belle, je manquais un peu d'inspiration.
La première robe (qu'on peut sur Anne Neville dans The White Queen), assez simple est peut-être un peu trop... ancienne. Toutefois, les fourrures correspondent assez bien puisque la robe de Belle est une robe d'hiver.
L'autre robe, qu'on peut aussi voir dans The White Queen sur l'autre sœur Neville est tout de même un peu plus élégante, comme le sont les robes que la Bête offre à Belle, et ressemble un peu plus à la robe de Belle surtout.
La première robe rose, élégante et plutôt ressemblante à la robe de Belle est ma favorite apparaît dans Anna Karenine (2013) sur le personnage de Kitty.
La seconde est justement dans l'esprit français (car il faut se rappeler que la Belle et la Bête est un conte français) puisqu'elle vient de la mini-série Les Misérables produite en 2000 avec Gerard Depardieu.
C'est fini pour aujourd'hui !
Tiens, en parlant d'oeuvres françaises, : la prochaine fois, on étudiera de nouvelles adaptations du Fantôme de l'Opéra.
Et au passage, si'l-vous-plaît, n'hésiter pas à poster des reviews sur ma fanfiction où je viens justement de poster un nouveau chapitre ici mais aussi sur ma nouvelle vidéo youtube où je présente justement Le Fantôme de l'Opéra... avec une pointe de Dracula (c'est par ici.)
Petit rappel : Le Fantôme de l'Opéra est un roman de Gaston Leroux. Il raconte l'histoire de Christine, une jeune danseuse qui s'élève comme chanteuse à l'Opéra Garnier. Ce lieu est hanté par un homme mystérieux et hideux appelé le Fantôme de l'Opéra. Il se trouve que ce Fantôme est d'ailleurs secrètement le professeur de chant de Christine et celui qui l'aide à s'éléver car il est fou amoureux d'elle. Mais Christine aime Raoul, le vicomte, ce qui rend le Fantôme extrêmement jaloux...
A savoir un truc : c'est sans doute parce que le roman a un aspect de vieux conte, mais c'est une des œuvres dont les adaptations divergent le plus de l'histoire originale. Je crois bien qu'il n'y a presque pas un truc qui est fidèle au roman mais c'est... pas mal. C'est drôle de voir les différentes visions et interprétations de ce roman.
1. Le Fantôme de l'Opéra : 1943
Eeeeeeeeeeeeeeet voilà un autre exemple des vieux films que j'ai pas aimés. Pas très fidèle au roman, tout le charme et la complexité des personnages disparaissent. Ici, le Fantôme perd tout son aspect effrayant mais charismatique : il devient une sorte de beauf' de 50 piges qui sait pas trop draguer et qui se retrouve défiguré suite à certaines circonstances (mais je me suis vite aperçue que dans les adaptations de ce roman, celles où le Fantôme n'est pas défiguré de naissance ou défiguré du tout (si, si, il y en a !) ne sont pas géniales). Le triangle amoureux intense entre Raoul, Christine et le Fantôme est presque inexistant dans la mesure où :
1) Raoul n'est pas 1 mais 2 (le vrai Raoul est policier et le second est un baryton collègue de Christine) ; on se demande où ils ont pêché cette idée !
2) Christine ne semble donc éprouver d’intérêt amoureux pour aucun des 2.
En fait, c'est à peine si elle a de la personnalité dans ce film.
Bref : TRÈS loin d'être une réussite.
2.Le Fantôme de l'Opéra : 1989
Bon, je vais vous le dire franchement : d'ordinaire, je ne suis pas fan des films d'horreur. Non, en fait, je les déteste (je reste une âme sensible qui a du mal à comprendre qu'on puisse prendre plaisir à ce genre de truc). Mais ayant entendu dire que le film était assez bon et n'était pas centré que sur le gore, je m'y suis mise. Et je vais vous le dire franchement : je ne le regrette pas une seconde. C'est une des meilleures versions, je pense (bien qu'elle est elle aussi assez éloignée du roman).
En effet, les scènes sanglantes ne dominent pas le film et se sautent assez facilement. L'ambiance est beaucoup plus noire et sombre que dans le roman mais on s'y laisse prendre assez facilement car elle est complexe et bien construite.
Ici, la dimension fantastique du Fantôme est exploitée. Au début du film, Christine est une jeune New-Yorkaise auditionnant pour un concours de chant (ou un truc comme ça), ayant été sujette à des drôles de phénomènes (comme des partitions devenant du sang) en fouillant des archives sur la musique. Suite à un coup sur la tête, elle se retrouve dans l'Angleterre victorienne, dans une sorte de réincarnation précédente d'elle-même. Très vite, le mystère s'installe et on meurt d’envie de savoir la suite.
Ici, le Fantôme est encore plus tordu que dans le roman. Lorsqu'on le voit au départ, on se demande "Mais où est son masque ?". Mais on découvre vite qu'il a bien un masque mais que celui-ci cache un secret et une horreur sans précédent (et je ne parle pas seulement du visage du Fantôme). Dans cette version, le Fantôme n'inspire aucune pitié, seulement de la peur. Ce n'est pas un être maudit, c'est un chasseur qui, contrairement au personnage original, a choisi sa condition (vous découvrirez comment mais disons que ça se rapproche du mythe de Faust). On ne s'étonne pas que Christine (adorable poupée de porcelaine dans cette version, qui me rappelle Blanche-Neige dans le film de 1997) veuille fuir loin de lui. Seul regret : la romance entre Christine et Raoul (ici rebaptisé Richard et non pas vicomte mais directeur du théâtre) n'est pas vraiment développée. Il est juste montré comme l'amoureux de Christine, celui qui rend le Fantôme fou de jalousie.
En bonus, la scène de Faust où chante Christine est très belle. C'est aussi une des seules versions qui incluent le bal masqué.
3. Le Fantôme de l'Opéra : 1990
Une autre des meilleures versions, pas seulement selon moi, mais selon beaucoup de gens. Encore une fois, cette version est pas mal modifiée par rapport à l'original mais pas trop comparé aux autres. C'est la une des seules versions où on assiste au moment où le Fantôme entend Christine chanter pour la première fois. L’atmosphère donne bien l'impression d'être française, ce qui est peut-être dû au fait que les scènes sont tournées en France. Charles Dance interprète ici un Fantôme très doux et très profond (mais pas tout blanc non plus, hein). On a plaisir à voir se nouer un lien très particulier entre lui et Christine, représentée comme une sorte d'ange de bonté (avec les cheveux blonds, les yeux bleus et la robe blanche). Toutefois, je trouve qu'ils auraient pu choisir une meilleure actrice pour Christine (un peu... fade dans son jeu).
De plus, contrairement aux versions précédentes, ils développent aussi la romance entre Raoul, ici rebaptisé Philippe comme son frère dans le roman (ils avaient fait la même chose dans le Bossu de Notre-Dame de 1939, non mais c'est quoi cette manie ?!).
L'histoire est bien exploitée, ainsi que le passé du Fantôme (plus original que les autres versions) et on aussi une touche agréable de comique à travers le personnage de Carlotta (bien malmené par le Fantôme, hihi) et de son époux.
4. Le Masque (manga) : 1994
Manga très peu connu, mais disponible en anglais ici.
Cette version est très librement basée sur le roman. Voici un résumé :
Rina Bernhardt est une lycéenne ordinaire qui va à l'Académie d'Art de Marselinia avec ses deux amis d'enfance Yurij et Ren. Une légende court sur l'Académie : à minuit pile, chaque nuit, un fantôme qu'on surnomme le Masquese réveillerait pour chercher sa belle danseuse, comme le faisait le Fantôme de l'Opéra avec Christine, héros du roman. Rina n'a qu'un rêve : rencontrer le Fantôme et devenir une grande ballerine. Pour cela, toutes les nuits, elle se balade dans l'école, espérant le rencontrer. Et un soir, son rêve se réalise : le Masque lui apparaît ! Mais à partir de là, d'étranges phénomènes se produisent : des accidents très violents et Rina voit le comportement de son ami Ren changer. De plus, il semble que le Masque n'ait pas que de bonnes intentions envers elle...
De très beaux graphiques, ce manga offre un concept original, audacieux et fantastique du Fantôme de l'Opéra, et explore lui aussi le côté "Mythe de Faust" de l'histoire, comme le film de 1989 mais pas de la même manière. Bref, si vous êtes fan des mangas, du Fantôme de l'Opéra et des histoires de fantômes, je vous le conseille.
Seul gros reproche à faire : la fin. Une fin malheureusement baclée et mal construite, un peu en queue de poisson juste comme on les déteste. On ignore presque ce que deviennent Rina et ses amis, avec qui elle finit et si elle maintient des liens avec eux.
5. Le Fantôme de l'Opéra : 1998
OH. MON. DIEU.
Je ne sais même pas par où commencer. Vous savez, il a a 3 catégories de films : ceux qui sont juste des CHEFS-D’ŒUVRES et des classiques (Pirates des Caraïbes, L'arme fatale...) ; ceux qui sont bons (cette catégorie est elle-même divisée en plusieurs catégories : les super bons, les très bons, les bons, les moyens, etc). Et enfin, il y a une catégorie très rare (dieu merci d'ailleurs) : ceux qu'on appelle les MASSACRES !
J'avais déjà lu une petite critique sur ce film et je me disais "non, ça peut pas être si terrible !" (surtout que j'avais hâte de voir Asia Argento, que j'avais adorée dans Les Misérables, en Christine). Et en fait, c'était même pire.
Ici, le génie musical du Fantôme est à peine évoqué et ils en font une sorte de tordu zoophile élevé par des rats. ET IL EST MÊME PAS DÉFIGURÉ, NOM DE D*** !
Il semble que Dario Argento se soit concentré plus sur la conception de scènes d'horreur absolument abominables que sur le scénario ou même le choix des acteurs (à part Asia, bien sûr, qui reste magnifique bien que son personnage soit RIDICULE, mais on y viendra plus tard). En effet, les acteurs n'ont aucun charme ou talent et frisent le risible, en particulier le Fantôme dans ses chemises bleu pailleté pas très crédibles pour l'époque.
De plus, la présence constante pas très subtile de sexe et d'horreur sanglante donne l'impression de se retrouver dans une tentative d'imitation de The Tudors
SPOIL
Christine est elle aussi, il faut le dire, une belle insulte à l'image de la femme, vers la fin du film puisqu'ils en font une courge qui ne semble non seulement pas trop résister à son violeur et qui est toujours amoureuse de lui après ça.
fin du spoiler
En plus, je vous avoue que j'ai regardé ce film juste après le film de 2004 (que j'avais ADORE comme peu de films auparavant). Alors, comment dire... passer d'un film extra génial à une horreur sans nom, c'est comme être dans un bon bain chaud pour ensuite se faire jeter dehors dans la boue sous la pluie. Bref : effet douche froide.
6. Le Fantôme de l'Opéra : 2004
OH. MON. DIEU. Mais dans le bon sens, cette fois.
J'ai tellement aimé ce film, c'est incroyable. Mise à l'écran de la comédie musicale d'Andrew Lloyd Webber, les chansons sont magnifiques, les acteurs sont parfaits aussi bien au niveau du jeu que du chant (je jure devant Dieu qu'Emmy Rossum a la plus belle voix que j'ai jamais entendue). Gerard Butler apparaît méconnaissable en Fantôme. Il a une voix qui n'est certes pas parfaite mais assez rock qu'on finit par aimer et qu'il compense par un jeu sublime. Le Fantôme éblouit par son charisme, son génie et la tristesse qui se dégage de lui. Christine charme par sa beauté, sa douceur et sa bonté. Les deux personnages semblent deux âmes sœurs asymétriques : l'une est l'ange de la pureté, l'autre est l'ange des ténèbres.
Perso, j'aime autant la version française qu'anglaise (pour Christine, je préfère Emmy Rossum et pour le Fantôme, j'admets que je préfère son doubleur français en chant).
La fin est magnifique, bien qu'un peu triste (selon les points de vue).
Il existe un dvd de la version scénique pour les 25 ans du show. Le show sur scène est plus riche en costumes et en couleur, il faut l'avouer et les décors sont très bien faits. Et puis il faut admettre que c'est sympa de voir différents acteurs jouer les mêmes rôles mais de différente manière.
7. Love Never Dies
Ce show composé par Andrew Lloyd Webber est une suite de sa comédie musicale précédente. Dans cette suite, le Fantôme dirige maintenant un parc d'attraction, Fantasma, à New-York, après avoir fui Paris, dix ans plus tôt. Mais son amour pour Christine n'a pas disparu et il se débrouille pour l'attirer à lui sans qu'elle le sache, elle et son époux Raoul et leur fils Gustave. Mais cette venue ne plaît pas à tout le monde, surtout à Madame Giry et à Meg, qui veulent garder l'attention du Fantôme. Au milieu de ces retrouvailles, plusieurs secrets vont émerger.
Les avis sont pour le moins mitigés pour cette suite. Soit on l'aime soit on l'aime pas. En effet, l'atmosphère y est très différente que dans son préquel. L'ambiance de Fantasma est assez proche de Tim Burton.
Beaucoup trouvent que l'intrigue n'est pas terrible ou crédible et se rapproche de la mauvaise fanfic. Pas tout à fait faux mais pas tout à fait vrai :
SPOILERS
-Raoul qui devient ivrogne : un peu crédible quand même car on ne sait pas ce que peuvent devenir les gens en vieillissant. Ainsi l'amour entre Christine et lui disparaît un peu, ce qui est tout à fait crédible vu qu'il semblait un peu impulsif dans le préquel
-Christine et le Fantôme qui ont des relations sexuelles et qui ont un ... : crédible, vu qu'il y avait malgré tout un lien très particulier entre eux et que ce qu'éprouvait Christine pour lui a toujours été proche de l'amour (si ça n'en était pas).
-Mme Giry qui devient cupide : coup-ci coup-ça.
-Meg amoureuse du Fantôme : même si j'aime bien cette partie de l'histoire, pas très crédible surtout qu'on la voit jamais interagir avec lui.
-Le Fantôme qui ouvre Fantasma : crédible vu son génie
fin des spoilers
En dépit des petites imperfections scénaristiques qu'on n'aime ou on n'aime pas (moi, perso, j'ai aimé), le show offre quand même de superbes numéros musicaux, décors et costumes. Et puis c'est agréable de savoir ce que deviennent les personnages et d'avoir une suite pour Christine et le Fantôme.
Perso, j'aimerais bien qu'il revienne sur la scène (avec Gina Beck en Christine) ou mieux encore : en film avec le casting du film de 2004.
Sinon, comme adaptations à venir :
-un manga de JET publié en 1989 MAIS QU'ON AIMERAIT BIEN VOIR TRADUIT !! (CHEZ ISAN MANGA PAR EXEMPLE !!)
-un manga de Harumo Sanazaki publié en 2005 (MÊME CHOSE)
-un film animé anglophone dont vous pouvez voir le pré-trailer (sorti sans doute en 2016)
-l'annonce d'une série par Jean-Pierre Jeunet (bien qu'assez éloignée apparemment : l'histoire aurait lieu pendant la 1ère Guerre Mondiale, le Fantôme serait un soldat blessé au combat, Christine serait une sorte de Joséphine Baker, et il y aurait un psychopathe qui hante la ville de Paris).
-L'annonce d'une série par Marc Cherry, version moderne de l'histoire dans le style de Glee si j'ai bien compris.
Au prochain article, on fera un petit dream cast de tout ça ; )
Au milieu de mes sempiternelles crises d'angoisse, de larmes et de moments de colère (j'ai du effrayer au moins une quarantaine de personnes aujourd'hui dans la rue en hurlant deux fois comme si on m'égorgeait), je trouve le temps de venir me détendre en vous écrivant.
Le sujet du jour : la fameuse comédie musicale le Bossu de Notre-Dame.
On va parler de deux versions : celle qui a été faite par le lycée King's Academy, fidèle à l'original et celle qui est sortie cette année à New-York, plus proche du roman, avec de nouveaux numéros musicaux.
Cette vidéo vous donnera une petite idée du travail fait par la King's Academy : c'est-à-dire un super boulot, surtout pour un lycée. Des décors superbes et des costumes très bien faits (il n'y a qu'à regarder celui de Clopin) mais d'une simplicité suffisante pour certains pour qu'on ne voit pas que ce soient des costumes de lycée. Les jeunes élèves qui jouent sont eux-mêmes très bons (surtout celui qui fait Frollo) sauf peut-être Phoebus, un peu fadasse à côté des autres et Esméralda qui, je ne sais pas pourquoi, me tape sur le système avec un jeu trop niais et dont les talents de danseuse ne sont manifestement pas égaux à ceux de ses camarades (Esméralda est pourtant censée être la meilleure danseuse). Et puis, franchement ?! Une Esméralda grosse ?!
Si vous voulez profiter de ce beau spectacle, la playlist est disponible ici.
Quant au spectacle New-Yorkais :
Je crois qu'il faut prévenir : bien qu'il reprenne pas mal d'éléments du Disney, tels que les chansons, le show est pourtant très différent de l'original. Plus sombre et plus proche du roman, il est aussi, en un sens, plus riche. Alan Menken, le compositeur, a ajouté de nouveaux numéros comme Rest and Recreation ou The Tavern's Song qui l'enrichissent musicalement parlant. La scène de danse d'Esméralda est aussi très belle et est d'autant plus qu'Esméralda y chante aussi. Les costumes et décors sont magnifiques (je bave littéralement sur la robe d'Esméralda que vous pouvez voir ci-dessus). On peut regretter certaines choses de l'original comme la chanson The Bells of Notre-Dame qui a été considérablement modifiée, en rapport au scénario, ou l'absence des gargouilles. En effet, Laverne, La Muraille et la Volière sont remplacées par... une armée de gargouilles, qui sont le fruit de l'imagination de Quasimodo (contrairement au Disney où ce fait n'était que sous-entendu, bien que peu crédible, vu qu'elles participent à la bataille finale). Pour autant, l'élément comique du show ne disparaît pas et se déplace un peu vers Phoebus dont la personnalité est beaucoup plus développée. Ici, Phoebus n'est pas juste l'archétype du chevalier brave et honorable par excellence, c'est aussi un fêtard qui aime s'amuser et est un peu playboy. Les acteurs sont tous très bons, aussi bien au niveau du chant qu'au niveau du jeu. Seul gros bémol pour moi : la fin. Je ne dirais rien mais je pense que ceux qui auront vu le show comprendront.
Et enfin, voici pour Notre-Dame de Paris. Si vous avez bien suivi mon dernier article, je vous parlais de trois adaptations futures dont une liée au Disney. Voici donc trois Dream Casts du roman dont le dernier sera consacré au Disney.
Mon premier choix reste toujours Samantha Barks : elle nous offre une prestation très émouvante d'une femme douce, qui aime inconditionnellement dans Les Misérables et peut, j'en suis sure, allier tout cela à une sensualité innocente, propre à Esméralda. En second choix, Shay Mitchell (Pretty Little Liars) qui a montré récemment dans la série qu'elle savait danser. Idéal pour Esméralda. Et pour une version live du Disney, je verrais Angel Coulby (Merlin) qui sait chanter comme on le voit dans Dancing on the edge.
Pour le gentil bossu Quasimodo, je préfère finalement Eddie Redmayne (Les Misérables) qui a déjà joué dans une oeuvre de Victor Hugo en premier choix. En second, je pense que Daniel Radcliffe (Harry Potter) serait pas mal. Et en version live du Disney, j'aimerais bien Rupert Grint (Harry Potter)
Pour Frollo, mon premier choix reste centré sur Ralph Fiennes (Harry Potter, Great Expectations). En second choix, je verrais bien Alan Rickman qu'on ne présente plus (Harry Potter, Raison et Sentiments). Enfin, en version live du personnage Disney, Peter Capaldi (The Musketeers) lui ressemble pas mal, je trouve.
Et je viens de me rendre compte que je choisis beaucoup d'acteurs de Harry Potter.
Pour le beau Phoebus, je préfère finalement Jamie Campbell Bower (Camelot). En second choix, pourquoi pas Jamie Dornan (Once upon a time). Et en version live du Disney, Chris Hemsworth (Blanche-Neige et le Chasseur).
Pour Pierre Gringoire, j'hésite entre Colin Morgan (Merlin) et Brendan Robinson (Pretty Little Liars).
Et enfin, pour Fleur-De-Lys, mon premier choix change et va vers Katie Hall, citée plus haut. Mon second choix reste cependant Sarah Bolger (The Tudors, Once upon a time).
Comme vous le savez, la comédie musicale Wicked viendra bientôt. Voilà mon Dream Cast.
Pour Elphaba : La belle Samantha Barks qui nous a déjà montré une voix magnifique dans Les Misérables ainsi qu'un jeu très touchant (bien supérieurs à celle de Lea Michele, envisagée pour le rôle) et qui a déjà chanté Defying Gravity.
Bref, Sam semble être de pointe pour le rôle, d'autant plus que beaucoup aimeraient la revoir dans une autre comédie musicale. En plus, je suis sure qu'elle serait ravissante, même tout en vert.
Qu’est-ce que je disais ?
Finalement, pour Glinda, j'aimerais vraiment voir Katie Hall, une belle et talentueuse habituée des comédies musicales (Les Misérables, Le Fantôme de l'Opéra, West Side Story). La seule personne qui a réussi à me faire aimer Cosette dans une adaptation grâce à un charme incroyable allié à un jeu inhabituellement bon pour une simple chanteuse. Bref, je ne vois qu'elle pour me faire adorer Glinda.
Jonathan Groff, pour jouer le beau prince Fiyero, qui chante comme un dieu (regardez-le dans Glee et Spring Awekening) et qui a beaucoup plus de charme que cette LOQUE D'HARRY STYLES QUE LES PRODUCTEURS ENVISAGENT !
Pour Nessarose, la sœur d'Elphaba, Anna Kendrick que j'ai vue tout récemment dans Into The Woods et qui a une très belle voix (d'ailleurs, s'ils ne choisissent pas Samantha Barks pour Elphaba, j'aimerais bien Anna sinon) et qui ressemble physiquement à Samantha Barks, donc ce serait crédible qu'elles soient sœurs.
Michael J. Willett, pour Boq, qui sait chanter comme on le voit dans Faking It.
Miranda Richardson (qu'on ne présente plus : Harry Potter et la Coupe de Feu, le Fantôme de l'Opéra...)
Richard Gere (Chicago) pour le Magicien d'Oz.
Simon Callow (Le Fantôme de l'Opéra) pour le Dr Dillamond.
Sinon, pour revenir à La Belle et la Bête (oui, on y reviendra beaucoup) : PAR PITIÉ, PAS RYAN GOSLING !! IL A PAS LE MOINDRE CHARME !!!
Plutôt Eddie Redmayne (Les Misérables) ou Jonathan Groff (Glee) qui ont du talent pour le chant et qui peuvent jouer les méchants (regardez Hick ou Jupiter Ascending si vous doutez pour Eddie). Ce serait bien pour la Bête, non ? Je dois admettre que pour Eddie Redmayne, je trouvais l'idée bizarre au début et puis, j'ai vu ça :
Et pour Zip,
Daniel Huttlestone qui s'améliore de plus en plus comme on peut le voir dans Into The Woods après Les Misérables (mais qui, j'espère, ne sera pas trop vieux d'ici-là, ou du moins, n'en aura pas l'air).
Chris Pine, qui est juste ENORME dans Into the woods (dans le sens où il me fait rire et où il chante très bien) m'apparaît comme le seule acteur pouvant me rendre Gaston supportable.
Et je vois très bien Minnie Driver (Le Fantôme de l'Opéra) pour jouer l'Armoire XD
ET QUAND EST-CE QU'ILS DECIDERONT QUI VONT JOUER HELENE ET MARIE DANS GUERRE ET PAIX ?!!!!